La nouvelle Rectrice de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC ex IFASIC ), la professeure Bayedila Espérance vient de défier l’Etat congolais en en annulant toutes les décisions d’engagement prises par son prédécesseur.
Une décision qui vient de susciter plus d’inquiétudes que d’apaisement au sein de la communauté universitaire de l’UNISIC. D’après des indiscrétions, la nouvelle Rectrice agit sans consulter les autres membres du comité de gestion. Pour preuve, elle leur a imposé même le nombre de personnes dans leurs cabinets.
A en croire, les mêmes sources, la nouvelle Rectrice aurait déclaré en présence de ses collaborateurs : « celui qui ne pas respecter mes consignes, je veux le faire partir de ce comité. Vous savez l’influence que j’ai auprès de la Tutelle».
Par là, le fait que la Professeure Bayedila, avant d’être nommée Rectrice, soit conseillère de l’actuelle Ministre de l’ESU, a pris ses collaborateurs en otage.
Après que la décision soit rendue publique, l’un des membres du comité de gestion s’est entretenu au téléphone avec l’une des victimes pour lui dire: c’est une décision unilatérale, ne vous laissez pas faire. Usez de moyens légaux pour être rétablis dans vos droits. L’UNISIC appartient à l’Etat.
Les indices de la vengeance
Le malheur commence lorsque les étudiants reçoivent l’information selon laquelle, toutes les inscriptions prises dans des différents départements tombent à l’eau, car ils doivent retourner au système du tronc commun (A et B), Communication appliquée.
Donc, toutes les réformes engagées par son prédécesseur ont été annulées. Ce qui est aberrant, le nouveau Comité de gestion avec Espérance Bayedila à sa tête oublie que ce sont les réformes supprimées ayant fait que le statut de l’IFASIC change en UNISIC. Comme elle a amené tout à la case de départ, même le statut de l’UNISIC devrait être ramené à l’IFASIC pour tout corriger.
Là où le bas blesse, la nouvelle Rectrice de gestion a jugé irrégulières, toutes les décisions d’engagement du personnel prises par l’ancien recteur Jean-Richard Kambayi. Elle fait semblant de retirer même la décision d’engagement de sa propre fille, qui est d’ailleurs membre de son cabinet.
Pourtant, elle devait commencer par annuler la décision désignant sa fille biologique Secrétaire administrative au sein de son cabinet. Ce qui est contradictoire.
En dehors de sa fille, d’autres membres de sa famille recommandés par elle-même pendant qu’elle était doyenne de Faculté. Elle qui s’affiche aujourd’hui, en respectueuse de procédure, pourquoi n’avait-elle pas refusé ?
Selon un bon nombre d’administratifs, l’actuelle Rectrice n’est pas à son premier coup. A chaque fois qu’elle a une responsabilité de la part du pouvoir politique, elle procède toujours à des licenciements.
«A l’époque où elle a été nommée secrétaire administrative, elle avait également une décision susside pareille. D’ailleurs, depuis sa nomination, moi je ne cessais de stresser», a révélé un administratif.
Certains professeurs s’interrogent:
la Rectrice pense-t-elle corriger l’État, qui, par le truchement du Secrétariat général à l’ESU, a attribué les numéros matricules à certains agents dont les actes d’engagement sont annulés?
D’autres pensent que l’actuelle Rectrice serait induite en erreur un groupe tribalo-éthnique, qui pense que l’UNISIC est un héritage de leurs parents.
« Ce qui est bizarre, dans son discours du 27 janvier, quand la Professeure Bayedila a laissé entendre que l’Université n’est pas un lieu où se forment des groupes à caractère tribaux. Là où j’étais, je me moquais d’elle. Mais, elle-même est membre d’une association tribalo-éthnique des Né Kongo au sein de l’UNISIC, créée depuis son ancienne appellation», a confié un professeur, aussi membre de ladite Association.
Selon les témoignages des victimes, dès les 10 premiers jours ayant précédé sa prise des fonctions, la rectrice a mis en place une commission de contrôle physique du personnel, qui, a suscité plusieurs interrogations en rapport avec le défaut de qualité de certains de ses membres parmi lesquels se trouvent les personnes sous sanctions du Conseil d’Administration des Universités (CAU) pour les actes de vandalisme.
« Sans aucune surprise, cette commission a rendu un rapport biaisé suggérant de révoquer toutes les personnes nommées par le comité Kambayi», ont-elles rapporté.
D’après les victimes, la rectrice Bayedila avait bel et bien entériné de cette injustice notoire. Elles se sont référé à son discours du mardi 27 janvier dernier, tenu à l’occasion de la cérémonie d’échange des vœux. «Elle s’est tapée la poitrine disant qu’elle va assumer la responsabilité de tout ce qui arrivera», ont-elles ajouté.
Ce n’est plus un secret, toutes les nominations faites sous le mandat précédent sont annulées
Toutes ces personnes sont considérées comme des Egyptiens.
Certaines victimes menacent de saisir la présence de la République, la Primature, le Ministère de l’ESU, le Conseil d’Administration des Universités (CAU) et le Conseil d’État. Ils estiment que la démarche de la nouvelle Rectrice trahit la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi, celle de créer 6 millions d’ emplois, comme promis pendant la campagne électorale.
Kunvu René




